UN DEBAT SUR LE BLOG "GERMINALYSE"
Non la psychanalyse n'est pas plus un humanisme qu'une "Weltanchauung"
ce qui n'empèche pas le psychanalyste de vouloir rester accrocher à
l'humanisme et parfois mème de s'en revendiquer...
Relisez l'intro de "Télévision"
Michel Leca
C'est peut-être vrai, mais il en reste que tout change, évolue, se transforme, voyez certains groupes où la psychanalyse propose à ses co-listers trop "captifs" d'une pensée unique toujours les mêmes thèmes " qu' on se demande si certains échanges ne pouvaient pas se faire mieux entre eux, c' est à dire, ne pas occupant l' ordinateur de chacun tous les jours avec des dizaines de messages." (répétitifs voire compulsifs)
je vous cède bien-sûr
"mais le mot(humanisme) ne sonne-t-il pas trop épuisé? C' est a dire, usé par de multiples points de vue à un point qu' il parfois sonne comme un passe-partout...
(je pense à tout l' anti-humanisme qui est évidemment une façon de défendre 'homme, tout en dénonçant les discours de répression qui le détruisent... C' est à dire, il faudrait conjuguer la psychanalyse avec la sociologie, la politique et l' anthropologie pour ne pas en faire une espèce de religion de bonne volonté...
C'est bien pour cela qu'il faut FORGER un nouvel éclairage sur ce concept VIEILLI et je crois que l'efficace psychanalytique dans un champ d'ouverture à d'autres disciplines peut y souscrire.
de plus nous avons déjà un héritage ;
la preuve
Erich Fromm, le penseur et le psychanalyste (1900-1980)
Il est l'un des représentants de l'école de Francfort. Il étudie la philosophie avec Jaspers et la psychanalyse avec Theodor Reik. Ancien membre de l'Institut psychanalytique de Berlin, il pratique une psychanalyse " humaniste " ou " existentielle ".
c'est donc un formidable acquis culturel sur lequel on peut se baser, en voici les grandes lignes :
L'humanisme de Fromm se fonde sur sa croyance et sa compétence en psychanalyse, en vertu de cette connaissance, que l'inconscient de l'humain est l'expression en lui de l'humain " total ", universel et de toute l'humanité. L'humain étant un être social, sans nulle réalité en dehors d'une société, c'est sa société qui décide des facultés qu'elle va favoriser en lui, par exemple à travers les traditions culturelles. " Les besoins de la société sont transformés en besoins personnels et finissent par constituer le caractère de la société, la personnalité de base de tout individu. " (" Humanism and Psychoanalysis " in Contemporary Psychoanalysis, vol. 1, 1964, p.27.) L'esprit d'une société dont l'humain est membre influe fortement sur le développement de sa personnalité. Il favorise certaines facultés présentes dans l'inconscient, les fait émerger à la conscience, jusqu'à ce que l'individu s'identifie à elles. Mais à l'inverse, les facultés et dispositions allant à l'encontre des modèles culturels d'une société, sont aussi souvent refoulées et déniées. De là vient que " notre conscience représente essentiellement la société et la culture dans laquelle nous vivons, tandis que notre inconscient représente l'homme universel au sein de chacun de nous. " (L'humain au cœur, p.128).(Dominique Terrazzoni)
Cet objet idéal de la pensée, je crois que l'on peut le moderniser, l'actualiser sans pour cela tomber dans ses lacunes, et si vous me permettez de citer Søren Kierkegaard :
«Il s'agit de trouver une vérité qui soit une vérité pour moi, de trouver l'idée pour laquelle je veux vivre et mourir...»
cordialment
frans tassigny
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